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Pseudo: Martoglio BrunoCatégorie: PolitiqueRecommander ce blog

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Vendredi 29 Février 2008

Aujourd’hui, la gestion de notre commune a de quoi nous laisser perplexe !

On citera par exemple les fournitures de voiries (aucune dépense réelle en 4 ans) et les divers postes d’entretiens dont les budgets votés cumulés atteignent entre 2003 et 2006 les modiques sommes de 340 000 €, alors que les dépenses n’ont été que de 187 000 €. Un reliquat de plus de 153 000 € en 4 ans, qui est resté pour partie en excédent budgétaire et pour l’autre en financement d’investissement.

On notera aussi les réserves budgétaires pour dépenses imprévues validées chaque année. N’est ce pourtant pas la définition même du budget que de prévoir les dépenses ? Environ 88 600 € de budgété de 2003 à 2007. A tel point que la sous-préfecture de Meaux devait rappeler certaines règles à nos élus en juin 2005, en leur indiquant notamment que les budgets devaient être en majorité affectés à des dépenses prévues.

Pourquoi, en dégageant un excédent global administratif de 53 598,35 euros pour l’année 2003, la municipalité augmente les impôts de 2% et emprunte 15 050 €. Excédent de 115 433,33 euros en 2004 (la municipalité à la décence de ne pas augmenter les impôts). Excédent de 130 845,19 euros en 2005 (la municipalité augmente les impôts de 2,5% et emprunte 78 275 euros). Excédent de 164 532, 32 euros en 2006.

Quel intérêt peut-on avoir à budgéter des dépenses qui ne seront pas réalisées ? Pourquoi dans le même temps augmenter les impôts ? Pourquoi contracter parallèlement des emprunts ?

Ce sont toutes ces questions qui nous amènent à  penser que la gestion actuelle de notre commune est loin d‘être satisfaisante. 

Avec de telles sommes non dépensées, combien aurait on pu créer d’aires de jeux pour les enfants ? Combien de trottoirs aurait on pu refaire ? Combien de bancs auraient pu être installés ? Combien de sorties auraient pu être organisées pour les plus anciens d’entre nous ? Combien de mensualités aurait on pu rembourser si la municipalité avait acheté le terrain vague situé au carrefour de la rue Maréchal et du Pont des Planches ?

On peut s’interroger par ailleurs sur les raisons qui ont poussé nos élus à  contracter tous les emprunts au Crédit Agricole et à ne jamais les renégocier, malgré des taux d’intérêts à 7,2% et 6%  qui courent depuis 1994 et 1997, alors que les taux proposés par les banques devenaient inférieurs à 5% dès 1999.

En outre, on peut constater que ces emprunts concernent à 73% le financement des travaux de l’église et de la Mairie. C ’est dire s’ils profitent à beaucoup de citoyens !

L’argent public au service du public, tel est la ligne de conduite que l’on souhaite suivre. Tout budget doit être affecté, correspondre à une dépense réelle et suivre une politique d’amélioration de notre quotidien et de notre cadre de vie.

Le budget n’est pas qu’une formalité ! C’est avant tout un outil de gestion destiné à conduire des  projets définis conjointement par le Conseil Municipal et les Étrépillois. Il a certes ses limites, mais il ne doit pas servir qu’à la rénovation de l’Eglise et pallier aux dépenses inévitables. Rappelons-le, la commune n’est pas seule face à ses problèmes, elle appartient à une Communauté de Communes qui mutualise les moyens et doit nous accompagner financièrement. C’est dans cet esprit qu’il faut agir, et nous nous y engageons.

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